AIDANTS BIPOLARITÉ NICE

ABN - AMICALE AIDANTS BIPOLARITÉ NICE

Êtes-vous aidant (parent, enfant, conjoint, ami) d'une personne présentant un trouble bipolaire ? Souhaitez-vous échanger avec d'autres aidants dans un espace convivial, pour exprimer votre vécu dans un climat d'écoute et de soutien ?

Pensez-vous que la spécificité de la bipolarité mérite, outre les compétences des organismes ou associations œuvrant dans le domaine de la santé mentale, une approche simple et amicale au sein d'un groupe partageant au quotidien espoirs et difficultés propres à ce trouble ?

Aimeriez-vous partager votre expérience de façon informelle et régulière (une fois par mois) autour d'un verre en ville, et envisager d'éventuelles démarches communes ?

Contactez-nous, nous pourrions nous rencontrer...

Aidants Bipolarité Nice

Mail : abn.cont@orange.fr

N.B. : Nos sentiments à l'égard de nos proches bipolaires ne peuvent qu'être affectueux et solidaires. Notre amicale s'adresse toutefois à leurs aidants, personnes souvent fragilisées dont le rôle - notamment pour la spécificité de ce trouble, peu visible mais classé parmi les dix maladies les plus invalidantes par l'OMS - commence à peine à être reconnu.

Notre flyer :

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12 avril 2021

TENIR TÊTE

 

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Notre moteur de recherche nous conduit... au Canada, et plus précisément à la Cinémathèque Québéquoise qui nous suggère quelque chose de très intéressant : "Tenir tête", un film-documentaire du réalisateur Mathieu Arsenault où il est question de trois personnes "unies" par leur trouble bipolaire. Des personnes qui, comme on peut le lire sur le site de la cinémathèque, « ont connu les extases de la psychose et les méandres de la dépression » et « ont trébuché et sont tombés très bas, puis ils se sont relevés ».

En élargissant notre recherche sur ce film, nous tombons sur Youtube et sur une vidéo de la TCBH (Télévision Communautaire des Basques et du Haut-Pays) qui nous propose une interview à Mathieu Arsenault concernant cette « expérience hors du commun que le réalisateur a vécu : une crise de bipolarité ». Extraits :

M.A. « Je suis cinéaste depuis plusieurs années, mais il y a cinq ans ma vie a basculé dans la folie et j'ai appris que j'étais bipolaire. Cela m'a propulsé dans la précarité, je pensais que ma vie était finie. Puis j'ai décidé de faire un film sur ma crise pour montrer qu'on pouvait s'en sortir. Et ce film m'a aussi aidé à retrouver ma famille... »

Question de l'intervieweur : « Comment s'aperçoit-on que l'on est bipolaire ? »

M.A. « En fait on ne s'en aperçoit pas, c'est notre entourage qui s'en aperçoit en premier. Ce sont nos proches qui nous conduisent à l'hôpital, et c'est à l'hôpital qu'on apprend qu'on est bipolaire : c'est du moins mon expérience. Maintenant, si j'avais une deuxième crise je m'en rendrais peut-être compte plus facilement ; mais c'est quelque chose qui est très dur à déceler, c'est une illusion qui semble tellement vraie que l'on ne s'en rend pas compte. On pense que tout le monde autour de nous est fou, alors que c'est nous-mêmes... [...] les symptomes sont la perte de sommeil, le cerveau est vraiment accéléré, on est plein d'idées et de projets, on a beaucoup d'énergie, on est très loquace, on n'arrête pas de parler... Cette phase, c'est l'hypomanie, mais après on bascule vraiment dans la folie et la réalité commence à nous échapper. Moi, je suis parti en Californie, je pensais être là-bas le nouveau Messie, un chaman qui guérissait les gens avec l'énergie : c'était une espèce de voyage mystique... »

Question de l'intervieweur : « C'était quoi votre réaction ? Le déni ou autre ? »

M.A. « Moi, j'ai accepté assez facilement le diagnostic parce que mon épisode de folie avait été tellement intense que je ne pouvais pas nier que j'étais bipolaire ».

Quant à nous... nous vous remercions beaucoup, Monsieur Arsenault ; et, en tant qu'aidants qui essaient de « tenir tête », nous nous permettons de souligner quelques mots de votre réponse à la question « Comment s'aperçoit-on que l'on est bipolaire ? » :

M.A. « En fait on ne s'en aperçoit pas, c'est notre entourage qui s'en aperçoit en premier [...] C'est quelque chose qui est très dur à déceler, c'est une illusion qui semble tellement vraie que l'on ne s'en rend pas compte. On pense que tout le monde autour de nous est fou, alors que c'est nous-mêmes... »

Encore une fois merci, Monsieur Arsenault.

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18 mars 2021

LIVRES À LIRE

 

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Dans notre petite recherche informatique concernant les livres qui contiennent les mots "bipolarité", "bipolaire" et "entourage", nous retenons trois ouvrages et quelques passages susceptibles d'intéresser plus d'un aidant.

- Idées reçues sur les troubles bipolaires (Éditions Le Cavalier Bleu) de Thierry Haustgen, psychiatre, praticien hospitalier et expert auprès de la cour d'appel de Paris.

Dans le chapitre "L'entourage des patients bipolaires" : « une pathologie bipolaire désorganise la vie conjugale et familiale de celui qui en est frappé » ; « les proches du malade vivent parfois un véritable enfer » ; « il convient d'abord de proposer à l'entourage d'amener le malade en consultation ».

- Troubles bipolaires, obsessions et compulsions : les reconnaître et les soigner (Éditions Odile Jacob) de Élie Hantouche, psychiatre attaché à la consultation de l'humeur de l'hôpital Pitié-Salpêtrière-Paris VI.

« Le patient impose ses états d'âme et son rythme de vie à son entourage ».

- Manuel du bipolaire (Éditions Eyrolles) de Martin Desseilles, psychiatre, psychothérapeute et chercheur dans le domaine des neurosciences affectives à l'université de Namur ; Nader Perroud, psychiatre et psychothérapeute aux Hôpitaux Universitaires de Genève et professeur à l'Université de Genève (Suisse) et à l'Université Dalhousie (Canada) ; Bernadette Grosjean, psychiatre, psychothérapeute et professeur à l'Université de Californie à Los Angeles (UCLA).

« Parler des familles et des proches dans un manuel du bipolaire nous semble évident » ; « les proches et les familles sont avant tout des partenaires de soins pour les bipolaires eux-mêmes » ; « rencontrer les proches et les familles est indispensable » ; « la rencontre avec les proches révèle le plus souvent une famille qui souffre ».

Des livres à lire ou du moins, en cas de manque de temps pour cause de grande souffrance, des titres à retenir...

 

 

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01 février 2021

ROSES

 

ROSES

 

Les mots ne pouvant pas toujours tout exprimer, que ces fleurs puissent mieux dire notre affection à deux amies que nous embrassons virtuellement bien fort, et pour lesquelles 2021 se devra d'être plus tendre...

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02 janvier 2021

2021 ET LA POMME ABN

 

POMME

 

Parmi les traditions du Nouvel An dans le monde, en voici une venant de la République tchèque. Après avoir coupé une pomme en deux, il faut regarder le trognon : s'il a la forme d'une croix, on ne peut présager rien de bon ; mais, si c'est une étoile, on peut s'attendre à une année heureuse et en bonne santé. De quoi avoir envie de découvrir, pour nos chers aidés et pour nous-mêmes, ce second aspect dans notre belle pomme ABN que... nous ne couperons pourtant pas, sait-on jamais !

Contentons-nous de formuler "à l'ancienne" nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2021 : qu'elle soit bonne, heureuse et surtout... bien meilleure que 2020 !

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17 décembre 2020

AIDANTS EN DÉTRESSE

 

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Le 8 décembre, dans l'émission Enquête de santé, France 5 a proposé un excellent documentaire (suivi d'un très intéressant débat) disponible en ligne jusqu'au 7 janvier : "Maladies mentales : SOS familles en détresse".

L'introduction de Marina Carrère d'Encausse résume bien son contenu concernant des aidants pas assez écoutés et dont le quotidien est souvent très pénible. Extrait :

« Schizophrénie, bipolarité, troubles de la personnalité, border-line : plus de deux millions de personnes souffrent de troubles psychiques sévères, des maladies qui frappent également très durement l'entourage. Pour les familles, la maladie mentale est souvent vécue comme un séisme, et après le choc du diagnostic, il faut apprendre à vivre et à accompagner cet enfant, ce conjoint ou ce parent devenu si différent. De la surveillance médicale aux tâches ménagères en passant par le casse-tête des démarches administratives, les proches doivent assumer seuls tous ces rôles au prix de nombreux sacrifices. Dépressions, arrêt de travail, perte d'emploi : en silence, ils s'épuisent et mettent leur santé en danger [...] Comment trouver sa juste place auprès des proches malades et des médecins ? »

Nous soulignons cette dernière interrogation : avons-nous, en effet, la juste place auprès des médecins ? Sont-ils toujours disponibles à nous recevoir et à nous écouter ?

Lisons également, à ce propos, l'article du site allodocteurs.fr sur ce documentaire :

« Ces aidants en première ligne subissent de plein fouet le séisme de la maladie et d’un quotidien fait de crises et de surmenage. Soins infirmiers, surveillance médicale, ménage… Les proches doivent souvent assumer seuls toutes ces fonctions dans le huis clos familial, mobilisés jour et nuit aux côtés de la personne aidée. Pourtant, ils restent souvent invisibles aux yeux du corps médical. [...] Aujourd’hui, ces aidants qui connaissent mieux que quiconque les difficultés des patients réclament de prendre enfin toute leur place dans notre système de santé »

Et, là aussi, comment ne pas souligner les mots « souvent invisibles aux yeux du corps médical », alors que nous sommes ceux « qui connaissent mieux que quiconque les difficultés des patients » ?

(Image : capture d'écran France 5)

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18 novembre 2020

SOYONS CONFIANTS

 

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Dans un récent magazine grand public (*), nous lisons les témoignages de trois femmes présentant un trouble bipolaire de type 1 ou 2.

Leurs récits, poignants et étendus, décrivent les excès et les souffrances propres à cette pathologie : « J'étais fière de mes audaces », « En phase maniaque, je ne doutais de rien », « Je suis restée au lit [...] avec le sentiment d'une inutilité totale », « Je riais fort et à tout propos », « Je dépensais sans compter », sont de petits extraits de leurs confidences.

Mais à la fin de chaque récit il y a, fort heureusement, les médicaments, l'hygiène de vie et un espoir de renaissance...

Nous remarquons quand même qu'il n'y a que quelques lignes (sur les deux pages de l'article) consacrées aux familles de ces trois personnes : « Ma mère m'a fait hospitaliser » ; « Mon mari m'a toujours soutenue comme il a pu » ; « En roue libre, je refusais d'écouter ma famille, qui m'incitait à consulter ».

Mais, soyons confiants : un prochain article pourrait bien donner la parole à leurs aidants !

____________________

(*) Version Femina n° 964, semaine du 21 au 27 septembre 2020, pages 30 à 31 :"Bipolaire, j'ai réappris à vivre"

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21 octobre 2020

INTÉRESSANT... SANS SURPRISE

 

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Sur internet, Olivier Delacroix dans une très intéressante émission d'Europe 1 autour du trouble bipolaire. Extraits.

D'abord l'appel de Janine, qui vit avec un bipolaire depuis 18 ans :

« Je voulais témoigner parce qu'on ne pense pas à l'entourage dans ces situations-là, parce qu'on est vraiment très très mal accompagnés, on ne sait pas à qui s'adresser. On a les périodes de haut, les périodes de bas, on est toujours angoissés. On ne sait pas ce qui nous attend, il y a des problèmes d'agressivité en période maniaque, après il y a tous les problèmes de déprime et les problèmes de dépenses inconsidérées. C'est très très dur ».

Puis la question d'Olivier Delacroix au Docteur Marc Masson, psychiatre et auteur de "Les troubles bipolaires" (collection Que sais-je ? n° 4040) :

« On a peu parlé de l'entourage, mais on sait que cette maladie - la bipolarité - impacte fortement l'entourage, et que c'est souvent très dur. Quel conseils donner aux proches des malades bipolaires ? »

La réponse ne nous surprend pas :

« Il y a effectivement une souffrance de la personne bipolaire, mais aussi de son entourage immédiat, donc les conjoints, les parents, les enfants [...] Je crois qu'il faut vraiment encourager le développement des groupes de parole pour les familles et les proches des patients ».

Voilà qui est dit... et que nous essayons de réaliser, avec autant de modestie que de conviction, avec notre amicale : un échange entre aidants dont le vécu est souvent - Janine dixit - « très très dur ».

Image : capture d'écran

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13 septembre 2020

TROUBLE BIPOLAIRE, HAS, OMS

 

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Le trouble bipolaire, nous connaissons. Quant aux sigles HAS et OMS qui risquent d'être obscurs pour le plus grand nombre, ils veulent dire Haute Autorité de Santé et Organisation Mondiale de la Santé.

Dans notre capture d'écran de la HAS du 28 août 2020, nous pouvons lire que l'OMS classe le trouble bipolaire « parmi les 10 pathologies les plus invalidantes ».

Voilà qui est dit plus que clairement et ne peut qu'engendrer, pour ce qui nous concerne, une simple question : ne faudrait-il pas alors classer les aidants de personnes bipolaires... parmi les 10 catégories d'aidants ayant le plus besoin d'être soutenues ?

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16 août 2020

"FOUS" ET "NORMAUX" ?

 

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Sur un de ces sachets de sucre "philosophiques" si répandus en Italie, une citation du romancier brésilien Paulo Coelho : « Restez fous, mais comportez-vous comme des gens normaux ». "Gardez votre différence mais sans vouloir toujours l'afficher", ou "Ne renoncez pas à votre originalité mais ne l'exposez pas trop" en pourrait être l'explication, tout en sachant combien le sens des mots "folie" ou "normalité" peut être incertain.

Et si cette citation - avec l'ajout de « juste un peu » avant le mot « fous » - était le plus grand souhait des aidants pour leurs chers "aidés" et... pour tout un chacun ?

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